Révolutionner les affaires par l’économie de fonctionnalité

La production et la consommation sont les piliers de notre économie linéaire, et leur impact sur l’environnement fait en sorte qu’on remet de plus en plus ce modèle en question.

Dans ce contexte, l’économie de fonctionnalité offre une solution de rechange innovante à nos façons de faire actuelles pour réduire notre consommation. Voyons en quoi cela consiste! 

 

Un modèle d’affaires innovant

L’économie de fonctionnalité propose un changement radical dans la manière dont nous abordons les affaires, c’est-à-dire qu’au lieu de vendre des produits, nous vendons des fonctionnalités. Par exemple, lorsque nous faisons l’acquisition une voiture, nous achetons la mobilité, le confort, voire le statut social, et non pas simplement un ensemble de pièces mécaniques. 

« On a beaucoup de modèles d’affaires qui sont basés sur la transaction, la vente d’un produit. L’économie de la fonctionnalité, de son côté, est liée à l’achat de fonctionnalités, de quelque chose qui résulte du produit et non pas le produit lui-même », précise Vincent Lusignan, directeur général de Synergie économique Laurentides. Ce concept ouvre la voie à des modèles d’affaires novateurs, axés sur la durabilité et la maximisation de la valeur des produits.

Des entreprises comme Communauto, qui propose la mobilité plutôt que la possession d’une voiture, ou encore Xerox et Michelin, qui facturent respectivement à la page imprimée et au kilomètre parcouru, illustrent parfaitement cette transition vers une économie de fonctionnalité.

Au Québec, des initiatives émergentes commencent à prendre forme, comme chez Mayotte Industries, qui propose des cycles d’activation plutôt que la simple vente de produits. Bien que l’économie de fonctionnalité en soit encore à ses balbutiements, ses avantages potentiels demeurent nombreux.

Des avantages à long terme

Pour les entreprises, adopter une stratégie d’économie de fonctionnalité peut conduire à des revenus récurrents, à une réduction de leur impact environnemental et à un renforcement de leur relation avec les clients. En proposant des services liés à la fonctionnalité des produits, les entreprises s’engagent dans une relation à long terme avec leurs clients, ce qui peut se traduire par une fidélisation accrue et une rentabilité améliorée.

« On a tout à y gagner en rentabilité, en accessibilité, en performance. Je pense qu’il y a des possibilités présentes à plusieurs niveaux dans nos vies qui pourraient faire que le passage à l’action est simple », souligne Vincent Lusignan.

La transition vers une économie de fonctionnalité comporte toutefois des défis, notamment des ajustements fiscaux et une transformation du modèle d’affaires traditionnel. De plus, la mentalité des consommateurs doit évoluer. Bien que certains soient prêts à embrasser ce changement, d’autres peuvent nécessiter une période d’adaptation.

L’économie de fonctionnalité s’inscrit également dans le cadre plus large de l’économie circulaire. En prolongeant la durée de vie des produits et en minimisant le gaspillage, elle contribue à préserver les ressources naturelles et à réduire les déchets.

Pour les entreprises québécoises souhaitant s’engager dans une voie plus durable, des Synergie économique Laurentides offre un soutien précieux en fournissant des conseils, des références et des solutions pratiques pour les aider à franchir le pas vers une économie de fonctionnalité.